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mardi 10 octobre 2017

2017 - Périple Normand

Cette année en effet mon dos m'a demandé d'être raisonnable et d'éviter un trop grand périple (de Vézelay à Villefort)... Ce fut sage.
Chaussures de randonnée aux pieds et sac au dos, j'ai donc entrepris, plus raisonnablement, un aller retour entre mon domicile et la Normandie (Orne), où demeurent plusieurs de mes frères.
Première étape Gournay en Bray, puis en direction de Fleury la Forêt. Parcours que j'avais suivi en 2010 en compagnie de mon frérot Jeannot. Mais cette année je m'arrêtais dans un sacré gîte... tenu par Pierre et ma fille.
Un petit problème de dos me fit transgresser la marche en continue. Je posais un jour dans le lieu mirifique. Hélène me conduisit donc sur le chemin de Gaillon, sautant l'étape des Andelys. Petite entorse qui me vaudra une surprise au retour.
De là pointant en direction d’Évreux après avoir gîté à Gaillon, j'étais accueilli par Célia, ma chère belle-sœur, qui se réjouissait de mon passage. Ensuite venait Conches en Ouches par où j'étais remonté de Moissac, passant alors par Chartres, il y a maintenant quatre ans.
Après Ruggles je parvenais à la moitié de ce périple hors des chemins traditionnels de Compostelle que j'arpentais auparavant. Arrivant chez Jeannot et Christine à St Evroult N.D. du Bois, je restais là trois jours, le temps de visiter les autres frères demeurant aux alentour.
Le retour se faisant par le même chemin, j'eus l'agréable surprise de marcher de Gaillon aux Andelys par de petits chemins longeant le bord de la Seine, mais quelle ne fut mon étonnement après avoir parcouru près de vingt kilomètres de constater qu'entrant aux Andelys, l'unique pont franchissant la Seine était tout simplement interdit aux piétons !!! Aucune présignalisation, aucun autre moyen de franchir la Seine. Un état de fait complètement aberrant. Comme si la marche à pied devenait interdite au bénéfice des moyens de transport modernes !!!
A décharge pour les responsables de ce fait pour le moins cocasse, il faut avouer que les trottoirs sont très exiguës et que par voie de conséquence la sécurité d'éventuels piétons n'est pas assuré convenablement. Cependant la présignalisation depuis Gaillon ou depuis Gournay aurait été sinon judicieuse sinon une obligation évidente dans de telles circonstances. Ne signale-t-on pas une limitation de charge aux poids lourds avec circuit de déviation explicité. Je me promettais d'écrire au Conseil Général de l'Eure afin d'obtenir au minima des explications circonstanciées. Ce que je n'ai pas encore fait à ce jour... comme quoi quand la difficulté est passée elle est aussi vite oubliée...
Avec un pouce levé et après trente minutes d'attente, une automobiliste dans une auto assez vétuste mais roulante, me conduisit de l'autre côté de ce pont "interdit" à une traversée la plus naturelle qui soit : La Marche à pieds...
Sans doute le zèle d'un fonctionnaire bien assis derrière son bureau et affublé d'une bonne voiture de service... Bref !
Repassant par Fleury puis Gournay, je parvenais chez moi vingt quatre heure plus tôt, ma fille m'ayant rejoint là puis accompagné en auto jusqu'à ma demeure qui par chance n'avait pas changé de place.

Si tout va bien l'an prochain je randonnerai vraisemblablement au Québec où les amis du Camino aimeraient me revoir. Mais peut-être aussi me faudra-t-il ralentir mes périples de vingt à soixante jours que j'ai pris pour habitude d'effectuer depuis maintenant plus de dix ans... 

vendredi 30 décembre 2016

2017 - Changement de Programme

Cette année sera un périple Est-Ouest. Un aller-retour sur les chemins normands. 380km sac au dos. Un chemin d'entraînement avant de randonner dans les Cévennes avec l'asso ABC.
Des nouvelles au fur et à mesure de l'avancement sur le site familial.

vendredi 24 juin 2016

2016 - Le Puy - Moissac... répétition

Les 450km entre Le Puy et Moissac sont déjà du passé...
Après le vent glacial, la neige, la grêle dans la traversée de l'Aubrac,
Une aparté depuis Nasbinal pour visiter des amis du chemin 20km au sud à Marvejols, puis à La Canourgue 20km encore plus bas.
Le reste du chemin s'est déroulé avec une allure continue même si modérée,
Un arrêt à Figeac chez des amis au gîte du Gua le temps de quelques séances de réflexologie,
Me voilà en réflexologie plantaire pour tout le mois de juin au gîte de l'ancien carmel de Moissac.
De nombreux pèlerins passent par ce grand gîte et quelques uns sont tentés par une séance.
Ces séances sont bénévoles mais chacun peut laisser sa petite obole pour participer aux dépenses de la location des locaux et des huiles essentielles utilisées.

lundi 22 février 2016

C'est reparti !

Un nouveau périple cette année...
Après l'hiver en régime au ralenti... du côté des jambes et des pieds, bien sûr (et avec l'accent sur "sûr" évidemment), il est temps de repartir dérouiller la machine et une nouvelle fois mettre l'accent sur le "lâcher-prise".
Cette année je réitère le tronçon volontairement omis dans mon aller-retour Domicile-Santiago, avant de faire une longue halte en Tarn et Garonne pour booster à mon tour les pèlerins de passages. Je vais donc parcourir de nouveau le premier tronçon réalisé il y a maintenant déjà 14 ans, entre Le Puy en Velay et Moissac. C'est l'occasion de me remettre en mémoire les accueils et leurs hospitaliers sans doute renouvelés pour partie depuis cette époque.


vendredi 13 mars 2015

2015 - Leoñ Santiago


Cette année j'accompagne l'une de mes jeunes nièces, Sophie. Nous allons marcher environ 400km pour arriver à Santiago après trois semaines environ. Si tout va bien, nous prolongerons vers le cap Finisterra à la pointe extrême de la presqu'île ibérique.
Quelque chose comme ce qui suit...


Agrandir le plan

Et aussi un petit tour par Moissac pour l'accueil des pèlerins en route vers Compostelle, et cette année de façon plus systématique, de la réflexologie aux demandeurs.

samedi 5 juillet 2014

Marche au Québec

En 2014 une petite entorse à l'habitude...

Avant de descendre accueillir les pèlerins de passage au gîte international de Moissac, une petite mise en jambes chez nos voisins outre-Atlantique, fut aussi l'occasion de rendre visite à tous mes amis québécois rencontrés en 2008 et 2009 sur le Camino espagnol.

Je rentre tout juste du Canada où j'ai effectué une marche sur le "Chemin des Sanctuaires" entre Montréal et Saint Anne de Beaupré, près de Québec.

Nous marchions par groupe de quatre pèlerins. Ce chemin était très bien organisé, chaque hébergement du jour était réservé chez des personnes bénévoles qui accueillent les pèlerins durant le mois que dure les départs successifs et journaliers.

Nous avions un petit guide indiquant les changements de direction à prendre et les lieux où s'arrêter pour diner ou acheter de quoi cuisiner. Ainsi tout s'est passé sans beaucoup de difficulté.

La marche en elle-même était un peu plus fatigante que sur le Camino espagnol, parce que nous étions souvent le long des grands routes avec beaucoup de circulation. C'était toutefois une très intéressante expérience.

à bientôt pour quelques photos comme il se doit...

2015... déjà plusieurs projets à suivre...

dimanche 9 mars 2014

Témoignages

2009-2013 - De Boutavent-la-Grange (60) à Saint Jacques de Compostelle / pour Revue-ECHO
Un périple aller-retour de près de 4500km à pieds
« Se découvrir soi-même »
 
Jacquet depuis douze ans, Gilles, vient de rentrer en juin dernier d'un aller-retour de chez lui à Compostelle. Chaque jour la rencontre d'autres pèlerins vivant la même aventure et la découverte de multiples et superbes paysages ponctuèrent ces 220 jours et un peu moins de 5000 km de marche, quatre années durant. Il avait préalablement parcouru, comme la plupart des pèlerins français, les 1600km de la Via Podiensis puis du Camino Francés.

Mais qu'allait-il donc bien faire dans cette galère ? Pluie, vent, moustiques, soleil brûlant, ampoules et tendinites... Démarche de Foi ? Rencontre des autres ? Plaisir de la marche ? Fuite de la réalité ? Ou plus simplement démarche d’aventure, de développement de soi-même, de prise de conscience de sa propre réalité et responsabilité au milieu de ses semblables. Il nous en dit un peu plus...
 
De 2002 à 2013
« Depuis une douzaine d’années, j'emprunte comme des milliers d’Européens et de pèlerins de toutes nations, ce chemin de pèlerinage légendaire et mythique qu'est le chemin de Saint-Jacques de Compostelle. ». « Parti une première fois, et comme beaucoup, pendant les périodes disponibles de congés annuels, je parcourais en groupe, puis en compagnie de l’une de mes filles puis seul les 1600km de la Via Podiensis reliant Le Puy en Velay à Saint Jean Pied de Port puis « Le Camino Francés » de Saint Jean Pied de Port à Saint Jacques de Compostelle. Un périple aux allures d’épreuve tantôt aisée tantôt difficile qui dure environ 80 jours. »

« Ayant mis fin à mes activités professionnelles en 2008 je décidais de recommencer l'aventure l'année suivante. Seul d’un bout à l’autre cette fois. Je partais de Moissac dans le Tarn et Garonne, ville où depuis 2006, je suis chaque année « hospitalier bénévole ». Ce périple de1200 km effectué, j'ai pensé que de rejoindre mon domicile me serait encore d'avantage profitable. Ce que je réalisais en 2011 en partant par le chemin des Miquelots vers Le Mont Saint Michel et de là vers Moissac, point de jonction de mon périple précédent. Ayant rejoint à pieds mon domicile à Saint Jacques je ne souhaitais pas m'arrêter ainsi et entrepris les deux années suivantes de faire le chemin du retour. Je me remémore de temps à autre tous ces gîtes, tous ces pèlerins et hospitaliers rencontrés, dont certains sont devenus de fidèles amis. Que de richesses amassées, de celles qui durent. »

Pratique
« Pour moi, la marche solitaire est plus riche que la marche en groupe. Vous marchez à votre rythme et vous êtes disponible à échanger. Grâce à la marche au long cours on apprend beaucoup de soi-même, après s’être débarrassé de ses pensées parasites, on apprend à lâcher-prise des tracas habituels, on est d'avantage ouvert à l’échange avec ceux que l’on rencontre. On prend le temps de contempler la nature généreuse et ses mélodies de formes et de couleurs.
Les premiers huit jours sont les plus difficiles, il est nécessaire de dérouiller un peu la machine, encrassée durant l’hiver. Il faut aussi savoir se poser, s’arrêter à temps, avant la crampe, boire suffisamment d’eau pour éviter la tendinite. 
Comme chacun je suis passé par tous ces petits tracas que j’ai petit à petit appris à apprivoiser. » « Il y a le gîte du soir à trouver. Quelques gîtes ont des heures fixes d'ouvertures, d'autres non. Puis il y a la nourriture à approvisionner, les repas à préparer. Le bon sens nous fait marcher quand c’est possible au soleil montant. Après 14h il fait trop chaud et l'énergie diminue. »

« On apprend aussi à s’alléger. Ne prendre que le nécessaire. Faire la chasse au superflu Je sais que c’est difficile de se limiter au strict minimum, car naturellement on a toujours peur de manquer. Avec le poids excessif on avance moins vite, mais pour chacun c’est une expérience à vivre. Apprendre à lâcher le superflu. Puis ensuite dans la vie comme dans le sac.»
 
« Si vous partez de Saint-Jean Pied de Port, au pieds des Pyrénées, vous débutez par une longue montée de 1300m de dénivelé, pour un premier jour c’est une épreuve qui fait abandonner certains, tandis que si vous marchez déjà depuis quelques jours, la traversée des Pyrénées vous semblera plus aisée. »
 
« Une certaine "tradition" voudrait que le pèlerin parte de chez lui, et fasse le retour à son domicile. Beaucoup de marcheurs de St Jacques débutent soit du Puy-en-Velay, un des lieux de départ très prisé ou d’un autre des lieux de départ connus (Tour, Vézelay, Arles) ou de Saint-Jean-Pied-de-Port pour ceux qui ne feront que la partie espagnole. En fait chaque pèlerin effectue le chemin à son rythme personnel et nul ne peut dire à la place d'un autre ce qui est bon ou mauvais pour lui. Chacun le découvre seul au fur et à mesure de son avancée et l’ayant expérimenté ne pourra plus jamais oublier. »

Devenir Hospitalier à son tour...
« Après avoir parcouru une première fois ce chemin je me suis engagé tout naturellement comme hospitalier bénévole dans un centre d’accueil pour pèlerins. J’ai choisi Moissac qui se situe à mi-chemin entre ma maison et Saint Jacques de Compostelle, et qui m’avais particulièrement marqué. C'est une façon simple de rendre un peu de l’accueil que l’on a reçu tant et tant de fois tout au long du chemin et de vivre autrement la rencontre et le partage avec ceux qui à leur tour se lancent dans l’aventure. »

Et la démarche de Foi là-dedans ?
« Je dois dire que mes deux premières années 2002-2003, réalisées en groupe, s’il fut facile à suivre parce qu’organisé par les plus aguerris, fut de ce fait plus une formidable promenade entre amis qu’une véritable démarche pèlerine.
Mais les années suivantes, avec les milliers de kilomètres parcourus, l’on se change un peu chaque jour, insensiblement mais assurément, on ne s’en rend pas vraiment compte, mais ce sont d’autres qui vous le disent. Sa petite vision « pèpère » du monde évolue, l’on se sent à part entière cellule d’un seul corps... Les autres vous
apparaissent comme d’autres cellules dont vous êtes à la fois responsables et dépendants. À la vue des magnifiques paysages traversés, les départs du matin deviennent chaque jour louanges malgré soi, comme émanant de notre parcelle divine intérieure. L’on peut alors s’abandonner au Divin, le laisser agir en nous. »
 
Et après
« Quand on a commencé de cheminer la route n’est jamais finie. 2014 sera un extra. Je pars faire le chemin des sanctuaires, chez « nos cousins » du Québec. Dénommé par d’anciens pèlerins de Compostelle leurs fondateurs : Le petit chemin de Compostelle. » Il relie l’Oratoire Saint Joseph du Mont Royal (Montréal) à Sainte Anne de Beaupré (près de Québec), passant tout le long du fleuve Saint Laurent, dont la Basilique Notre Dame du Cap de la Madeleine à Trois Rivières. Des amis québécois rencontrés en Espagne en 2008 m’y accompagneront. »

 

samedi 20 juillet 2013

Domicile - Santiago - Domicile : Périple accompli

Eh bien ! Ça y est le retour au bercail est réalisé, le périple 2013 est accompli sous l'eau en grande partie, mais comme je le disais en route, l'eau c'est la vie donc il n'y a pas de soucis. Donc la marche sous l'eau je connais bien. Par contre la marche sur l'eau je n'ai pas encore réussi, et ce serait tellement plus simple que de faire tous ces détours pour trouver un pont.

En parlant de Pont je pense en premier lieu à Tours où les seuls panneaux que l'on rencontre concernant les piétons sont ceux d'interdiction. Il faut en faire des kilomètres pour comprendre où passer. Et à pied ce n'est pas en auto. J'ai tout de même trouvé, mais que de détours.

Les travaux de la ligne TGV au sud de Tours réservent aux pèlerins, randonneurs et piétons bien des surprises. Pas de déviation. Les gens à pieds utilisant le GR sont tout simplement considérés comme quantité négligeable et sont contraints d'utiliser les déviations de plusieurs kilomètres décernées à la circulation routière. Le GR655 (Voie de Tours) n'est-elle pas inscrite comme celle du Puy au patrimoine mondial de l'humanité ? Alors bien sûr une ligne Régionale serait-ce de TGV prend le pas sur une voie Internationale. Cherchez l'erreur. Bravo messieurs les projeteurs !].

à Sorigny une surprise : Deux pèlerins hollandais descendant vers Compostelle sont au gîte chez l'habitant.

Ce sera enfin la traversée de l'Eure et un arrêt en famille à Gravigny, avant de bifurquer à 90° vers l'Est et regagner le sol Picard où m'attendent avec beaucoup de sympathie les membres de l'association pour mon arrivée à Beauvais, qui malgré les 40 km qui me restent à parcourir pour rejoindre le nord du département, marqueront ainsi par la chaleur de leur présence, la fin de cet aller-retour de mon domicile à Santiago par Le Mont St Michel et Moissac (environ 4500 km). Un arrêt la veille chez l'une de mes filles commençait de sceller le retour au pays dans l'ambiance familiale.
Chaleureux accueil au Gîte de Beauvais
Les 45 derniers kilomètres seront pour un ultime fois coupés par une halte chez l'habitant (Marie Laure).
Le 21 juin je touchais enfin le but, heureux d'avoir accompli cet "exploit" pour certains, "randonnée" pour d'autres, "pèlerinage" pour d'autres encore, mais à l'évidence un très long périple, apprentissage pratique des bienfaits d'une telle démarche. Tranche de vie pleine de richesse, des dizaines d'amis et d'amies pèlerins que je me plais au gré des moments disponibles à revisiter en Europe ou au Canada.
Ce long chemin, même s'il fut réparti sur 8 mois à raison de 2 mois par an, et même s'il fut une réitération d'un premier en tronçons plus courts entre 2002 et 2008, fut toujours positif à bien des égards. Moissac, au gîte de l'ancien carmel, où je passais à maintes occasions par ailleurs, faire de l'accueil ou pour le plaisir, était chaque fois mon point de repère.

dimanche 2 juin 2013

Tours en vue

Me voici à deux jours de Tours.
Trois jours que les habits de pluie sont restés dans le sac à dos. Quel soulagement! Marcher avec quelques éclaicies qui vous font se réjouir d'être là sur ce chemin à ce moment où le soleil se dévoile et réchauffe un peu le corps que le vent glaçait. Le moment présent dans toute son expression.

Un petit écart de deux jours à l'ouest visiter Philippe le fréro number six et la vieille tata tourangère.
Poitiers fut l'occasion d'être reçu chez l'habitant. André et Monique m'accueillent dans leur maison de Buxerolles un peu au nord de la ville, mais assez près pour la voir toute entière d'un seul regard. Halte qui fut un véritable cours d'histoire par André, ce retraité très féru de l'histoire de sa ville.

Extrait wikipedia : "Ville d'art et d'histoire, celle qu'on surnomme encore « La ville aux cent clochers » est riche d'un important ensemble monumental comprenant notamment le baptistère Saint-Jean (IVe siècle), l'hypogée des Dunes (VIIe siècle), l'église Notre-Dame la Grande (XIIe siècle), l'église Saint-Porchaire (XIIe siècle) ou encore la cathédrale Saint-Pierre (fin du XIIe — début du XIIIe siècle). Son centre historique concentre de nombreuses maisons à colombages, quelques hôtels particuliers — hôtel Fumé, hôtel Jean Beaucé — ainsi que l'ancien palais des comtes de Poitou, ducs d'Aquitaine (XIIe siècle), aujourd'hui reconverti en palais de justice."

A Naintré le splendide gîte de "La Barque" à ne pas manquer. Accueilli par la personne de permanence qui, vue l'heure de 12h30, fermait soigneusement sa porte. M'apercevant, elle fit demi-tour et m'accueillait avec le sourire. Ce gîte est tenu en association locale. Deux autres pèlerins seront présent dans l'après-midi, les seuls que je rencontre en gîte depuis mon passage à Montréal du Gers. C'est Malika qui nous prépare un succulent repas.

Sainte Maure de Touraine, l'étape d'hier. L'office du tourisme gère ce gîte pèlerins construit dans la roche. Maison troglodite un peu fraîche mais où tout est présent pour faciliter le repos et la reprise des forces nécessaire le jour suivant. Cuisine sobre mais bien équipée. Douche avec un petit chauffage d'appoint bien accueilli compte tenu de la température encore printannière. Les accuillants à tour de rôle viennet voir les pèlerins arrivés. L'ouverture n'est qu'à 16h, heure un peu tradive pour que le linge trouve le temps de sécher.
J'arrivais à Ste Maure vers les 15h. Ici c'est la fête du fromage local du même nom. Le sac sur le dos, je monte dans la vieille ville et découvre le village en fête. Une association locale remet les anciens tracteurs agricoles en état pour le plaisir de garder vivante leur portion d'histoire : Une magnifique machine à vapeur qui semble flambant neuve est reliée par une large courroie d'entraînement à une batteuse. De nombreux tracteurs anciens se cotoient dans des couleurs variées. 

samedi 25 mai 2013

Voici Angoulême

La pluie est au rendez-vous, intermittente mais journalière, froide lorsqu'elle colle la cape au maillot à manches courtes qui ne demanderaient, qu'à voir le jour pour sécher un peu de la sueur accumulé par les kilomètres. De belles éclaircies malgré tout qui, trop brèves, ne permettent cependant pas d’ôter la cape, ou alors juste le temps d'apercevoir l'ondée suivante se rapprocher... 
Mais en juin le soleil reviendra dardant ses rayons, réchauffant cœur et corps et toute cette humidité sera vite oubliée, comme si ce long périple n'aurait été qu'une suite de plaisirs des gens et des paysages rencontrés. Seul témoin de cette fenêtre humide dans le temps qui passe, les photos grisonnantes comme mes cheveux sous mon chapeau resterons pour rappeler que la terre avait besoin d'eau également.
Cette dernière étape du 24 mai restera dans ma mémoire comme la plus longue marche en quatre années sur ce chemin aller et retour. Trente six kilomètres, c'était bien long. Mais aujourd'hui jour de détente : Marche. Non ! C'est de l'humour... Je suis donc arrivé hier au soir chez ma petite sœur Anne d'Angoulême. Mon beau-frère Salah, les enfants Elias et Askyl contents de voir le vieux tonton un peu original qui traverse et retraverse la France à pieds...
Cette option de la voie de Vézelay, de Périgueux à Montréal du Gers, est sympathique. Quelquefois bien entretenue, quelquefois bien moins, mais toujours excellemment balisée dans un sens comme dans l'autre.
Mézin, Nérac, Aiguillon, Laparade, Saint Pastour, Castillonnès, Bougniades, Lembras, Villemblard, Saint Astier... En vérité, peu de gîtes d'étapes mais heureusement d'assez nombreux campings. 
A Saint Astier je bifurque vers le nord-ouest pour me rapprocher d'Angoulême, Périgueux étant nettement à l'est n'est plus mon chemin de retour puisque je rejoint Poitiers. Ce sera donc par les bourgades de Tocane St Apre, Verteillac et Larochebeaucourt & Argentine que je relie Angoulême.

Après avoir quitté le chemin vers l'ouest qui conduisait à Montréal du Gers, me voici plein nord sur cette voie optionnelle et peu empruntée en provenance de Périgueux, le GR654E. Peu avant midi, un cultivateur dont la ferme jouxte ce chemin, vient à ma rencontre et nous causons quelques instants. Alors que je m'enquière de la nature de son vignoble situé à proximité, il me propose de goûter à son "Floc" maison. Me voilà donc reparti avec l'une de mes gourdes de réserve d'1/2 litre emplie de Floc, que je pourrait partager au soir au gîte d'étape suivant.

Peu après Fourcès, village où les habitations à arcades se regardent, en cercle autour d'une grande place, une rencontre inaccoutumée :
Un homme de 80/85 ans sortant de son jardin et s'enquérant de mon parcours, me raconte son aventure de 1939-1945. Pointeur dans le tank de tête de la 2ème DB lors de la libération de Paris !!! Rien que ça. La passé me rattrape un moment, là, où la traversée de nombreux villages aux pierres d'un autre temps me semblaient comme étrangère, moi qui remontait comme si, seul, le présent existait.

En direction de Nérac, par un détour rendu nécessaire à cause de l'état du chemin à certains endroits, passant devant une maison isolée, je me vois interpellé par un homme : "Un petit café ?" Me lance-t-il. "Volontiers répondis-je !". Et me voilà posant sac, bâtons et gourde, tout heureux de ce moment de causerie inattendue et restaurateur.
Tandis que l'homme me tend un verre de café bien chaud, son épouse me tend une part de gâteau-maison, qu'il fait bon déguster, alors que six à huit kilomètres me séparent encore de mon point d'arrivée.

Je ne pourrais pas ne pas citer l'accueil à la ferme "Les Glaudes". Nom rappelant le film culte de "La soupe aux choux". Mais là point de soucoupe volante, mais des Cultivateurs retraités qui occupent le temps de leur retraite en accueillant les rares pèlerins de passages ou d'autres visiteurs itinérants. Le tarif qu'ils demandent est très bas, et après les précédentes étapes on s'en sent presque gêné : 15€ 1/2 pension. Bien sûr le repas est simple comme le sont les propriétaires du lieu. Soupe additionné d'un peu de pain et omelette. Au matin café, pain beurre et confitures-maison. Pour un pèlerin c'est presque du luxe.

Le week-end de Pentecôte me réserva une surprise mais de celle que l'on espère ne pas rencontrer : Pas de commerce entre Lembras (à l'écart de Bergerac, évité à cause de la distance entre les deux gîtes) et Villemblard. Donc pas de dîner, le demi casse-croûte de midi restant de la veille au soir, était disparu depuis longtemps dans les jambes au long des kilomètres. Au matin suivant un Boulanger ouvert à 7h30 me permis toutefois de ne pas partir sans rien dans l'estomac vu la distance du jour.

Voilà pour l'heure, les quelques commentaires que m'ont inspirés ces deux semaines passées.
Rendez-vous dans peu de temps aux abords de Tours.
Amitié aux uns et bises aux autres.
Gilles

jeudi 9 mai 2013

Camino comeback, c'est reparti

Hello!
Hé bien c'est reparti...
Après une descente vers Moissac, point de départ de cette deuxième partie de ce retour "from Santiago de Compostela to home".
Après 4 jours de temps relativement lourd, voilà la pluie qui rafraichit l'atmosphère mais mouille le pèlerin !!!
Lundi un peu avant Auvillar super gîte de Vincent et Sylvie. Hermann allemand, présent lors de mon passage en juin dernier est revenu ici en janvier. Il a fabriqué une serre pour préparer des centaines de pieds de tomates d'une dizaine de variétés différentes.
Des Poires Rouges, Noires Russes... Je n'ai pas tout retenu même si j'ai accroché les étiquettes confectionnés par Sylvie. Un donativo très familial : Confection des repas en commun. Impossible à expliquer. Il faut s'y arrêter pour comprendre, comme pour la plupart des gîtes : "Le chemin ne s'explique pas il se vie".
Mardi gîte incontournable, très "Saint Jacques" de Thérèse, infirmière à la retraite qui malgré ses 75 ans, accueille et soigne avec l'efficacité de ses dons. Avide de raconter les multiples anecdotes des pèlerins et hospitaliers. Le téléphone portable en bandoulière, prête à répondre à tout appel.
Mercredi accueilli par la jeune et souriante Amandine au gîte de Philippe et Monique. Petit repas préparé en commun et belles discutions métaphysiques...
Ce jour arrivé à Condom au "Champs d'étoiles" de Pierre, ancien pèlerin et Dominique, où Monique nous accueille avec gentillesse, et où la fête des Bandas réserve pour les 3 jours à venir de jolies moments festifs. Allez vite demain matin sortie à temps pour rejoindre Montréal-du-Gers, bien sûr, l'autre est un peu trop loin surtout à pieds. La fin du détour vers l'ouest où l'on rejoint l'option de la voie de Vézelay de Périgueux à Montréal-du-Gers.
Ce sera ensuite la remontée vers Périgueux, où les gîtes se feront un peu plus rares.
Pas de photos aujourd'hui, le micro est sommaire mais bien là et c'est l'essentiel.
Tout va bien. Les jambes, les pieds, la tête, l'inverse aussi d'ailleurs.
Amitié aux une et Bises aux autres
Gilles

lundi 12 novembre 2012

2013 Retour à pieds de Santiago, suite et fin...

Après 10 ans sur le Camino... voici un bref résumé de ces chemins parcourus à la recherche... de soi-même. Car c'est là l'essentiel. Se dépasser soi-même. Jamais tout à fait satisfait de ce qui est accomplis mais aller "toujours plus loin, toujours plus haut" (Ultreïa). Un chemin au long cours avec l'humilité ancrée de savoir risquer l'abandon si le corps fait défaut (se dépasser c'est se construire mais pas se détruire).

Premier Camino, comme beaucoup, humbles prémices, pendant les vacances...
2002 - Du Puy à Saint Chély d'Aubrac
2003 - De St Chély d'Aubrac à Cahors
2004 - De Cahors à Aire sur l'Adour
2005 - D'Aire sur l'Adour à Pampelona
2006 - De Pampelona à Astorga
2008 - D'Astorga à Santiago

Deuxième Camino, une fois la retraite sonnée, et profitant d'une excellente santé. Nouveau départ. De Moissac cette fois.
2009 - De Moissac à Santiago
2010 - De mon domicile à St Evroult ND du Bois par le chemin des Miquelots
            Puis de Moissac à Aire sur l'Adour
2011 - De St Evroult ND du Bois au Mont St Michel (chemin des Miquelots),
            Puis du Mont St Michel à Moissac
2012 - De Santiago à Moissac (Astorga-Santiago-Fistera-Moissac)
2013 - De Moissac au Domicile (Fin de mon retour de Santiago...)
            Moissac-Périgueux-Angoulême-Tours-Chartres-Evreux-Beauvais.
Moissac à Montréal du Gers par le GR 65 (chemin du Puy en Velay), de Montréal du Gers à Périgueux par le GR654 (chemin de Vézelay), puis GR36 vers Angoulême pour regagner Tours par le GR48 et GR655 (Chemin de Tours). Enfin de là en direction de Beauvais avec un crochet par Evreux, Magny en Vexin. Cet hiver sera l'occasion de préparer cet itinéraire.
Et déjà de nouveaux projets...
Hospitalier en janvier à Moissac : Pas courant, mais c'est une expérience intéressante que de se mettre en situation d'accueil d'hypothétiques pèlerins en pleine période hivernale. Expérience après expérience sont comme les pas sur le Camino. Chaque pas confiant que l'engagement portera du fruit. Sans rien en attendre a priori.
à bientôt donc pour des nouvelles.


mercredi 27 juin 2012

De retour en France

Hé! Oui. en France le Camino est un peu moins bien organisé qu'en Espagne... Pas ou très peu d'Internet dans les gîtes communaux. Des bornes Wi-Fi... Oui, mais se balader avec un portable !!!!!!! Il faut être "Rambo" ou un peu maso pour mettre 1 ou 2kg de plus dans le sac (sauf si on ne le porte pas évidemment)... Ou se promener avec un "I...truc". (J'en ai vu marcher le nez dans l'Imachin-chose, ne voyant même pas les pèlerins qu'ils croisaient...
Alors voilà. Moissac atteint ce jour après 56 jours de marche. Deux lunes quoi ! ;-)
Le long du canal, en chemin vers le gîte de Moissac

La chaleur et les "mosquitos" étaient les éléments les plus difficile du chemin ces 10 jours derniers.
Demain jour de pose... Sac au sol et quelques pas allégés du sac et des kilos perdus sur le chemin. Non je n'ai pas perdu du contenu de mon sac... Seulement quelques kilos superflus...
Et puis de nombreuses réflexo plantaire prodiguées ici et là selon les besoins et selon la fatigue à l'arrivée au gîte.
Bref ! Des gîtes "super" et d'autres beaucoup moins.
Je cite les "super", les autres n'ont pas besoin de pub alors je ne les cite pas :
Ne pas manquer
à St Jean Pied de Port le Chemin vers l'étoile chez Eric
Accéder au Gîte d'Eric sur Internet

à Navarrenx l'Alchimiste chez Jean Gaëtan,
Accéder au Gîte de Jean-Gaëtan sur Internet
à Aire sur l'Adour
 chez Jean-Michel


 chez Odile et André
 
à Miradoux chez Thérèse (ancienne infirmière)

à Espalais chez Vincent (un suisse qui a tout laissé pour ouvrir sa porte aux pèlerins de passage)...
Chez Vincent et Sylvie

Bien sûr, il y en a plein d'autre, mais la page est trop courte...
Maintenant je pose mon sac et je change de coté pour l'accueil de ceux qui s'arrêtent ici à Moissac.
Une façon de rendre un peu de l'accueil reçu.
Bises pour les connus,
Amitié aux autres.
Gilles

samedi 9 juin 2012

Zubiri, à deux pas de Roncevallès

Hé bien !
Après quelques jours de marches... Non ! Mais oui, vous savez "la marche" les pas que l'on fait les uns après les autres et de façon déraisonnée... des dizaines de km les uns après les autres ! Me voici arrivé à Zubiri, à deux pas de Roncevallès (22km, de grands pas, c'est exact !).

Gîte à Zubiri
Demain donc une petite étape, suivie lundi par la montée des Pyrénées par la face sud... Piolet et cordes prêtes... Euh ! Non. C'est pas l'Anapurna tout de même.
La descente, elle, sera du même genre mais en pente inverse. De ces descentes qui font peur aux genoux (aux genoux pas aux gnous, d'ailleurs que feraient-il par ici).

Aujourd'hui c'était la traversée de Pampelona...
Pamplona. La porte Nord.
sans soucis car ils ont jonché les rues de coquilles scellées dans les trottoirs. À raison d'une tout les 10 mètres... On ne risque pas de se tromper, à condition bien entendu de regarder de temps à autre à ses pieds.

Voilà en quelques mots...
Et toujours des paysages magnifiques à perte de vue. La vue depuis le sommet entre Puente La Reina et Pampelona vaut le détour.
Au loin Pamplona... Mais au loin.

Une vue de vallées sur 20 à 30km de part et d'autre du sommet.

D'ailleurs l'on croise montant de Pampelona de nombreux espagnols, bouteille d'eau à la main et tout petit sac à dos contenant le casse croûte du midi, qui précédera sans doute le retour par le même chemin, ou à l'aide de quelque amigo venus les récupérer le-haut en auto.
Quelques photos suivront une fois rentré au bercail (mais non! pas des sacs à dos, des paysages évidemment).
Gilles

samedi 2 juin 2012

Bonjour de Nájera

Hello !
Bonjour de Nájera, petite ville entre Logroño et Burgos.
Je devrais plutôt dire entre Burgos et Logroño, puisque je remonte le Camino à l'envers... Pas sur les mains bien sûr...
En attendant l'ouverture du gîte.
Les paysages sont complètement différents évidemment et je croise 250 à 350 peregrinos dont les visages sont tantôt souriants, tantôt dégoulinant de sueur sur le haut d'une montée rude, tantôt renfrognés; selon l'humeur que le nombre de pas leur aura arraché. Ces croisements sont comme toujours l'occasion d'un " Buen Camino" lancé au hasard de la langue du récipiendaire qui presque toujours répond poliment en espagnol auquel je ne comprends que quelques bribes... Si il se hasarde en anglais, l'accent démasque inévitablement nos cousins québécois, et avec plus de perspicacité l'origine de son pays, pour peu qu'en complément une morphologie marquée accentue  la reconnaissance.
J'ai eu l'occasion de croiser deux écossais en costume traditionnel, chose assez plaisante pour être signalé au passage, tant l'uniformisation "Décathlonnienne" ou "Deuterienne" pour les européens est présente partout.
Il est également plaisant de rencontrer tous ces regards au cours de la journée, puis encore de nouveaux au gîte du soir où les échanges, par le fait que cet "énergumène" qui marche à contre sens de tout le monde attise les intérogations.
Voilà pour cette fois... D'autres pèlerins attendent le clavier...
Gilles

samedi 19 mai 2012

Entre Santiago et le cap Finistera

Muxia
Bonjour, quelques jours de beau temps entre Santiago et le cap Finistera où je mets les pieds ce matin, après le passage par Muxia

et après une petite marche du jour de 32km. Ouf!



Deux jours de repos et hop on repart dans l'autre sens direction Moissac.
Pas d'ampoule (donc rien pour s'éclairer en marche de nuit...)
Pas de tendinite, tant mieux...
Que des pèlerins et pèlerines rencontrés une fois ou à plusieurs reprises en fonction des allures respectives de marche et donc des lieux d'arrêt au gîte du soir.
À bientôt...

mardi 8 mai 2012

Ça change, aujourd'hui jour de pluie

Hello !
Ça change, aujourd'hui jour de pluie... Presque orageux au matin, pluie fine ou moins dans la journée...

La route du jour était un peu longue, mais on en est venu à bout tout de même...
Aujourd'hui gite de connaissance fréquenté en 2009 pour le passage au même endroit...
Ce soir exception un petit resto avec menu peregrino, cést pas cher (8€) et copieux. J'arrive rarement au bout.
Demain sera une étape plus courte... 20km... un enfantillage...
J'arrête là, on m'attend pour le resto où on va en groupe.
Bisous, salut, amitié... selon le cas du lecteur.

jeudi 3 mai 2012

Hello


Hello...

Pas cool le climat ici... De l'eau, encore de l'eau... Non je blague.
Mais rassurez vous mes effet de pluie sont efficaces...
Première journée pas trop hard... 20 km sous la pluie, ca rafraîchit.






La Cruz de ferro
Demain c'est la petite montée à 1510m vers la "Cruz de Ferro" et on allonge un peu la distance.


















Allez j'en garde un peu pour plus tard.
Bisous aux uns, amité aux autres.



jeudi 17 novembre 2011

Camino : Le retour

Santiago de Compostela
Bonjour à tous,
Ceux qui suivent peu ou prou les pas de "Papilou" sur ce chemin magique où, une fois les peurs viscérales passées, tout devient si facile.
Après quelque travaux d'intérieur de l'hiver, voici déjà venu le temps de penser aux pérégrinations du printemps...
Pour cette année 2012 (comme ce ne sera pas la fin du monde... ;-)) je repars pérégriner...
Départ de Santiago de Compostela, au bout de la presqu'île hispanique pour un retour d'une soixantaine de jours à contre-courant.

Moissac Ancien Carmel
Arrivée, 1200km plus loin en Midi-Pyrénées, croisant mille pèlerins descendant ce fleuve du Camino Francès vers Compostelle.
A chaque étape de nombreuses rencontres, chaque jour de nouveaux visages.
Une expérience bien différente que celle du chemin communément pratiqué, mais expérience ô combien enrichissante de "lâcher-prise".


Alors rendez-vous en mai pour quelques nouvelles des pieds et des rencontres d'autres marcheurs de  tous horizons...
Gilles      

PS : Petite modification au programme. Les premiers 10 jours se feront dans le sens habituel, histoire de se remettre dans le bain. Puis ce sera le lent retour vers la France, puis une quinzaine de jours pour l'accueil en gîte "hospitalero". En attendant une prochaine année pour la suite par les travers entre chemins tracés. Mais ça c'est pour plus tard. 

jeudi 30 juin 2011

Une petite histoire de chaussures...

J'avais acquis une belle paire de chaussures de marche étanche et tout... que j'avais testé lors de quelques marches avec notre groupe de Beauvais.
J'avais donc décidé de prendre ce que je pensais être de nouvelles amies pour les 1200km à venir, en lieu et place de mes bonnes vieilles chaussures, habituées aux kilomètres, à la chaleur et à la pluie, qui avaient déjà parcouru maints chemins et que j'avais fait miennes, tant elles étaient agréables à chausser ; mais elles montraient quelques signes de fatigue, me faisant penser que cette longue route était bien trop risqué pour elles. Qu'elles ne tiendraient pas la longueur. Qu'elles risquaient la tendinite ou l'infarctus. Enfin qu'elles allaient rendre l'âme en route...
Dans le même temps je testais une méthode québécoise que j'avais aperçu trois ans auparavant : Une paire de chaussettes fine d'une autre plus épaisse par-dessus. Mais dès le 2è jours un échauffement au petit doigt de pied m'alerta : Qu'était-ce ? J'observais, je retournais la question dans ma tête... Non, ça n'est pas... Mais oui ! Une ampoule ! Tout simplement une ampoule. Pas de celles qui éclairent, mais plutôt de celles qui gênent la marche, et même quelquefois fait souffrir ! 
Ces nouvelles chaussures étaient un peu trop étroites, et les 2 paires de chaussettes superposées avaient augmenté de quelques millimètres la place nécessaire dans les chaussures. Je n'avais pas même envisagé cette éventualité, n'ayant eu aucun désagrément de ce genre les années auparavant dans mes bonnes vieilles chaussures bien larges.
Arrivé un soir dans un accueil à la ferme, l'hospitalier des lieux me proposait gentiment de me déposé au village voisin (un peu à l'écart de mon parcours) puisqu'il s'y rendait. Là je fis l'acquisition de la seule paire de chaussures exposée et disponible, et qui de plus était juste à ma taille, assez large pour ne plus en être blessé, et qui m'attendait là sagement. Ces chaussures à la semelle un peu trop fine n'était pas l'idéal sur les 300km suivant, poinçonnant mes dessous de pieds lorsque le sol était dur. Et il était dur le sol, avec cette sécheresse qui se prolongeait. Elles avaient pourtant permis à mon doigt de pied de retrouver sa peau bien en place. Je me suis mis à regretter mes bonnes vielles chaussures laissées à la maison et qui n'attendaient que mes pieds pour retourner prendre l'air sur les chemins.
J'ai contacté mes filles, qui se sont organisés pour poster mes bonnes vielles chaussures au gîte du Mont St Michel, fin de la première phase de ce nouveau périple ou j'arriverais quelques jours plus tard. Et chaque jour je pensais à ces bonnes vielles chaussures qui allaient m'attendre encore un peu, le temps que j'y arrive enfin.
Arrivé au Mont St Michel le 13 mai, je goutais enfin le plaisir de chausser mes bonnes vieilles chaussures. Puis je renvoyais la belle paire neuve par la poste.
J'avais enfin retrouvé ce plaisir de glisser mes pieds le matin dans mes bonnes vieilles chaussures, douces comme le velours qui me disaient en douce : Alors tu es prêt ? On y va ? Oui mes bonnes vieilles chaussures ! On y va.
Elles ont usées leurs semelles totalement, "jusqu'à la corde", à vouloir me faire ce plaisir, que de m'emmener chaque jour un peu plus loin, couinant bien un peu quant le sac était trop lourd. 
J'aimerais bien qu'un cordonnier leur redonne des semelles neuves et pouvoir avoir encore cette douce complicité qui rassure et qui réchauffe...
Gilles