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mardi 27 mai 2008

Santiago atteint !

Mon Chemin … Suite…
Hé bien ! Ça y est… C’était pas si compliqué…
Pour les pieds, les jambes, la tête, les auberges à eau froide, les pèlerins ronfleurs, les marcheurs qui dépassent, vous laissent sans jambes, et que vous retrouvez plus loin… Ceux que vous dépassez et qui vous rattrappent ensuite… Ceux qui marchent seuls… Ceux qui marchent toujours en groupe… Les tortillas et le café con leché de la matinée… El servesas de l’arrivée… Et puis nous au mileu de tout ça… Construisant notre bulle… Tantôt ouvert à toutes les éventualités du chemin… Tantôt rassuré par un visage retrouvé…

Il y avait beaucoup de différences entre chacun, mais tous allaient chercher quelque chose qu’ils ne savaient pas devoir y découvrir… Et tous savaient bien qu’ils devaient y aller…
La bulle est solide… Elle s’est renforcée tout au long du chemin… Il va falloir en sortir… Inutile d’y rester… Elle n’était pas là pour ça… Le temps du retour elle va s’effriter doucement, comme une bulle de savon… Mais les regards sont changés… On parle autrement… On ne ressens plus les choses de la même façon… Tout est bien pareil et pourtant différent…
La fin du Camino est le début d’un tout autre chemin… Le sien… Intérieur… On l’échange un peu avec ses compagnons de route… Mais le plus intime reste encore un peu caché… On s’émeut, on s’étreint, car les mots n’existent pas encore… Il faut les réinventer… Les expliquer, les traduire pour les autres…
La porte ouverte à Santiago est entrouverte…
Qu’importe si la porte n’est pas grande ouverte, on y voit déjà le jour, il suffit de pousser encore un peu les lourds battants, pour pouvoir enfin se faufiler au-dedans… au-dedans de nous même… Faire le ménage…

Et puis on le referait bien encore ce chemin… Si dur, si doux, si froid, si chaud, si beau, si mal aisé, si facile, tout à tour…

Pourquoi donc ???
Gilles
à suivre