Cette année en effet mon dos m'a demandé d'être raisonnable et d'éviter un trop grand périple (de Vézelay à Villefort)... Ce fut sage.
Chaussures de randonnée aux pieds et sac au dos, j'ai donc entrepris, plus raisonnablement, un aller retour entre mon domicile et la Normandie (Orne), où demeurent plusieurs de mes frères.
Première étape Gournay en Bray, puis en direction de Fleury la Forêt. Parcours que j'avais suivi en 2010 en compagnie de mon frérot Jeannot. Mais cette année je m'arrêtais dans un sacré gîte... tenu par Pierre et ma fille.
Un petit problème de dos me fit transgresser la marche en continue. Je posais un jour dans le lieu mirifique. Hélène me conduisit donc sur le chemin de Gaillon, sautant l'étape des Andelys. Petite entorse qui me vaudra une surprise au retour.
De là pointant en direction d’Évreux après avoir gîté à Gaillon, j'étais accueilli par Célia, ma chère belle-sœur, qui se réjouissait de mon passage. Ensuite venait Conches en Ouches par où j'étais remonté de Moissac, passant alors par Chartres, il y a maintenant quatre ans.
Après Ruggles je parvenais à la moitié de ce périple hors des chemins traditionnels de Compostelle que j'arpentais auparavant. Arrivant chez Jeannot et Christine à St Evroult N.D. du Bois, je restais là trois jours, le temps de visiter les autres frères demeurant aux alentour.
Le retour se faisant par le même chemin, j'eus l'agréable surprise de marcher de Gaillon aux Andelys par de petits chemins longeant le bord de la Seine, mais quelle ne fut mon étonnement après avoir parcouru près de vingt kilomètres de constater qu'au dernier virage avant le long pont qui enjambe la Seine avant d'entrer aux Andelys, le premier panneau que l'on aperçoit est une interdiction aux piétons, l'unique pont franchissant la Seine était tout simplement interdit aux piétons !!! Aucune présignalisation, aucun autre moyen de franchir la Seine. Un état de fait complètement aberrant, me dis-je ?
Mais non ! Je ne m'étais pas suffisamment avancé pour apercevoir la possibilité d'emprunter le trottoir d'en face. Pas très large mais un peu plus sécurisant que celui dont le panneau eut pu indiqué à l'aide d'un panonceau classique : "Empruntez le trottoir d'en face" ou une information utile... Bref !
Repassant par Fleury puis Gournay, je parvenais chez moi vingt quatre heure plus tôt, ma fille m'ayant rejoint là puis accompagné en auto jusqu'à ma demeure qui par chance n'avait pas changé de place.
Si tout va bien l'an prochain je randonnerai vraisemblablement au Québec où les amis du Camino aimeraient me revoir. Mais peut-être aussi me faudra-t-il ralentir mes périples de vingt à soixante jours que j'ai pris pour habitude d'effectuer depuis maintenant plus de dix ans...