Rechercher dans ce blog

jeudi 17 novembre 2011

Camino : Le retour

Santiago de Compostela
Bonjour à tous,
Ceux qui suivent peu ou prou les pas de "Papilou" sur ce chemin magique où, une fois les peurs viscérales passées, tout devient si facile.
Après quelque travaux d'intérieur de l'hiver, voici déjà venu le temps de penser aux pérégrinations du printemps...
Pour cette année 2012 (comme ce ne sera pas la fin du monde... ;-)) je repars pérégriner...
Départ de Santiago de Compostela, au bout de la presqu'île hispanique pour un retour d'une soixantaine de jours à contre-courant.

Moissac Ancien Carmel
Arrivée, 1200km plus loin en Midi-Pyrénées, croisant mille pèlerins descendant ce fleuve du Camino Francès vers Compostelle.
A chaque étape de nombreuses rencontres, chaque jour de nouveaux visages.
Une expérience bien différente que celle du chemin communément pratiqué, mais expérience ô combien enrichissante de "lâcher-prise".


Alors rendez-vous en mai pour quelques nouvelles des pieds et des rencontres d'autres marcheurs de  tous horizons...
Gilles      

PS : Petite modification au programme. Les premiers 10 jours se feront dans le sens habituel, histoire de se remettre dans le bain. Puis ce sera le lent retour vers la France, puis une quinzaine de jours pour l'accueil en gîte "hospitalero". En attendant une prochaine année pour la suite par les travers entre chemins tracés. Mais ça c'est pour plus tard. 

jeudi 30 juin 2011

Une petite histoire de chaussures...

J'avais acquis une belle paire de chaussures de marche étanche et tout... que j'avais testé lors de quelques marches avec notre groupe de Beauvais.
J'avais donc décidé de prendre ce que je pensais être de nouvelles amies pour les 1200km à venir, en lieu et place de mes bonnes vieilles chaussures, habituées aux kilomètres, à la chaleur et à la pluie, qui avaient déjà parcouru maints chemins et que j'avais fait miennes, tant elles étaient agréables à chausser ; mais elles montraient quelques signes de fatigue, me faisant penser que cette longue route était bien trop risqué pour elles. Qu'elles ne tiendraient pas la longueur. Qu'elles risquaient la tendinite ou l'infarctus. Enfin qu'elles allaient rendre l'âme en route...
Dans le même temps je testais une méthode québécoise que j'avais aperçu trois ans auparavant : Une paire de chaussettes fine d'une autre plus épaisse par-dessus. Mais dès le 2è jours un échauffement au petit doigt de pied m'alerta : Qu'était-ce ? J'observais, je retournais la question dans ma tête... Non, ça n'est pas... Mais oui ! Une ampoule ! Tout simplement une ampoule. Pas de celles qui éclairent, mais plutôt de celles qui gênent la marche, et même quelquefois fait souffrir ! 
Ces nouvelles chaussures étaient un peu trop étroites, et les 2 paires de chaussettes superposées avaient augmenté de quelques millimètres la place nécessaire dans les chaussures. Je n'avais pas même envisagé cette éventualité, n'ayant eu aucun désagrément de ce genre les années auparavant dans mes bonnes vieilles chaussures bien larges.
Arrivé un soir dans un accueil à la ferme, l'hospitalier des lieux me proposait gentiment de me déposé au village voisin (un peu à l'écart de mon parcours) puisqu'il s'y rendait. Là je fis l'acquisition de la seule paire de chaussures exposée et disponible, et qui de plus était juste à ma taille, assez large pour ne plus en être blessé, et qui m'attendait là sagement. Ces chaussures à la semelle un peu trop fine n'était pas l'idéal sur les 300km suivant, poinçonnant mes dessous de pieds lorsque le sol était dur. Et il était dur le sol, avec cette sécheresse qui se prolongeait. Elles avaient pourtant permis à mon doigt de pied de retrouver sa peau bien en place. Je me suis mis à regretter mes bonnes vielles chaussures laissées à la maison et qui n'attendaient que mes pieds pour retourner prendre l'air sur les chemins.
J'ai contacté mes filles, qui se sont organisés pour poster mes bonnes vielles chaussures au gîte du Mont St Michel, fin de la première phase de ce nouveau périple ou j'arriverais quelques jours plus tard. Et chaque jour je pensais à ces bonnes vielles chaussures qui allaient m'attendre encore un peu, le temps que j'y arrive enfin.
Arrivé au Mont St Michel le 13 mai, je goutais enfin le plaisir de chausser mes bonnes vieilles chaussures. Puis je renvoyais la belle paire neuve par la poste.
J'avais enfin retrouvé ce plaisir de glisser mes pieds le matin dans mes bonnes vieilles chaussures, douces comme le velours qui me disaient en douce : Alors tu es prêt ? On y va ? Oui mes bonnes vieilles chaussures ! On y va.
Elles ont usées leurs semelles totalement, "jusqu'à la corde", à vouloir me faire ce plaisir, que de m'emmener chaque jour un peu plus loin, couinant bien un peu quant le sac était trop lourd. 
J'aimerais bien qu'un cordonnier leur redonne des semelles neuves et pouvoir avoir encore cette douce complicité qui rassure et qui réchauffe...
Gilles

jeudi 16 juin 2011

Petite pose locale

L'arrivée au centre d'accueil de Moissac est l'occasion de rencontrer les amis connus d'ici, avant de remonter vers le grand nord, de participer à l'accueil de ceux qui passent et vont plus loin sur le chemin...

Ici les voix chantent bon le Sud-Ouest, les cygales aussi d'ailleurs ... inutile de porter pull ou veste polaire.

à très bientôt...